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Anchois. Pêcheurs et scientifiques côte à côte

Dernière mise à jour le mardi 2 novembre 2010

Article paru sur le site "Le Télégramme.com" - Vendredi 29 Octobre 2010
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Anchois. Pêcheurs et scientifiques côte à côte

La campagne de pêche de l’anchois dans le Golfe de Gascogne, qui s’est ouverte de nouveau en 2010 après cinq ans de fermeture, a donné de bons résultats, selon le Comité national des pêches.

Ces cinq ans de fermeture dans le Golfe de Gascogne ont pesé lourd. De Saint-Gilles-Croix-de-Vie à La Turballe, une trentaine de chalutiers pélagiques ont fait l’objet d’un plan de sortie de pêche. Il en reste aujourd’hui vingt-quatre qui ont participé, depuis le 1erjuin, à la nouvelle campagne de pêche à l’anchois. « Nous avons capté des signaux annonciateurs à l’automne 2009 qui se sont confirmés au printemps 2010, commente Jean-Marie Robert, chargé de mission au Comité national. Aujourd’hui, nous sommes revenus à la normale. » Pour autant, le quota autorisé par Bruxelles était de 15.600 tonnes (dont 80% pour les pêcheurs Espagnols et 20% pour les Français), alors que dans les années 80, les prises s’établissaient à 32.000 tonnes.

Une campagne sentinelle

Doté d’une vie courte, quatre ans maximum, l’anchois est une espèce fragile, sensible à des facteurs environnementaux comme la température de l’eau, le débit des fleuves, la vitesse des courants... Depuis 2009, une campagne « sentinelle », associant pêcheurs et scientifiques, a permis de réaliser plusieurs enquêtes approfondies, avec exploration de nouvelles zones et prélèvements d’espèces. Une collaboration exemplaire pour aboutir à l’établissement de données objectives, seule chance de survie à long terme de la pêche de l’anchois. Au vu des données actuelles sur la biomasse, la pêche de l’anchois pour 2011 devrait être reconduite.

Moins de débouchés

Mais si la campagne 2010 a été bonne en termes de prises, l’écoulement des stocks a été plus difficile. Les Espagnols qui absorbaient 90% de la production dans leurs conserveries durant la fermeture européenne se sont tournés vers d’autres fournisseurs, notamment le Maroc.



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