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Algues vertes : Saint-Brieuc va revoir sa copie, Lannion ajustera son plan

Dernière mise à jour le lundi 28 février 2011

Article paru sur le site "La Gazette" - Mercredi 23 Février 2011
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Algues vertes : Saint-Brieuc va revoir sa copie, Lannion ajustera son plan

Le comité scientifique du plan de lutte contre les algues vertes a rendu, le 7 février 2011, un avis favorable, avec quelques réserves, au projet de territoire proposé par Lannion-Trégor Agglomération. En revanche, il a délivré un avis défavorable au plan proposé par le Pays de Saint-Brieuc.

« Ces deux projets, bien qu’inégaux, marquent clairement une volonté de la profession agricole de diminuer les fuites d’azote nitrique à la rivière et à la mer côtière, ce qui est un premier point très positif. Néanmoins, ces deux projets proposent des actions dont l’ambition globale risque d’être insuffisante (…) pour in fine obtenir des résultats tangibles sur la réduction des marées vertes, » annonce le document. Ainsi, le comité estime que « les efforts entrepris aujourd’hui semblent avoir peu de chance d’aboutir aux objectifs escomptés en 2027 par le plan algues vertes, à savoir le bon état écologique des cours d’eau » (1).

Pour Lannion, un projet à 4.000 euros à l’hectare

Le projet de Lannion Trégor Agglomération prévoit de changer les pratiques culturales des éleveurs de bovins du secteur en les faisant passer à un système herbager semi-extensif.
Ce projet implique un remembrement agricole, la généralisation des contractualisations tripartites entre agriculteurs, collectivités et Etat, la création d’une banque de fourrages, la reconquête des zones humides (qui favorisent la dénitrification naturelle de l’eau).
Cher, il coûterait 4.000 euros à l’hectare.
Le comité lui délivre « un avis globalement positif compte tenu de la réelle dynamique territoriale qui a été initiée » en l’invitant à corriger le diagnostic de territoire et à hiérarchiser le plan d’actions en fonction du rapport coût-efficacité.

Cohérence du projet de Saint-Brieuc » peu apparente »

En amont de la baie de Saint-Brieuc, le contexte est différent en ce que l’élevage y est intensif et les industries agro-alimentaires fondent l’économie locale.
Le plan de lutte proposé par le pays prévoit un développement des unités de méthanisation de lisier (individuelles ou collectives) et d’importants investissements dans les bâtiments agricoles afin de limiter les effluents d’élevage (racleur sous caillebotis, litière). « Ce projet de la baie de Saint Brieuc s’appuie sur un diagnostic assez sommaire car trop global, déplore le comité scientifique. La présentation du dossier est trop générale et insuffisamment explicite sur la réalité des actions et leur contrôle. Sa cohérence est peu apparente. (…) Le budget demandé semble excessif (124,5 millions d’euros en 5 ans) eu égard à l’enveloppe globale de 134 millions d’eurosaccordée sur 5 ans par l’Etat pour traiter les 8 principales baies bretonnes à marées vertes. (…) Pour certaines actions, le rapport coût-efficacité apparaît très élevé. » Le comité regrette encore « un projet trop conventionnel qui ne se place pas d’emblée dans la nécessité de la mise en place d’un nouveau modèle agricole » et « suggère aussi de passer d’une obligation de moyens à une obligation de résultats ».



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