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Rade de Brest. L’effort de pêche sur la praire menace-t-il le maërl ?

Dernière mise à jour le lundi 5 décembre 2016

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 02 Décembre 2016
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Les bancs de maërl de la rade de Brest sont-ils menacés par une augmentation de la pêche à la praire ?
Le maërl, c’est ce tapis d’algues calcaires rouges ressemblant à du corail et recouvrant librement une bonne partie des fonds de la rade de Brest.
On trouve un peu partout, jusqu’à 30 m de fond, du maërl vivant recouvrant du mort dans les endroits où l’eau est la plus claire. Le maërl représente un habitat et une zone de nurserie essentiels pour l’écosystème sous-marin, notamment pour les espèces commercialement exploitées (Saint-Jacques, pétoncles, palourdes, praires...), rappelle Bretagne Vivante.
Dégradation depuis 2004
Les restrictions autour de la coquille Saint-Jacques (pour cause de taux de toxine ASP trop important) ont entraîné une intensification de l’effort de pêche sur la praire.
Avec des dragues aux dents plus profondes pour les extraire du sédiment. Bretagne Vivante, par le biais de ses spécialistes scientifiques, met en avant les études de l’université de Brest qui ont montré qu’une partie significative des bancs de maërl de la rade a vu son état se dégrader fortement depuis 2004, sous la pression des engins de pêche.
« Il est désormais urgent de mettre en place un plan d’exploitation modérée des bancs de praires en rade de Brest qui épargnerait les bancs où le maërl est encore vivant et permettrait une activité coquillière plus durable », souligne Jean-Luc Toullec, de Bretagne Vivante, qui insiste sur la croissance et le renouvellement extrêmement lent du maërl.
Études en cours

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