13 juillet : Un iceberg soixante fois plus grand que Paris s’est détaché de l’Antarctique12 juillet : Algues vertes. Tsunami vert le retour10 juillet : Algues vertes. Un second plan mis en oeuvre 7 juillet : Brest. Fin des opérations de pompage sur les épaves de Maersk4 juillet : Activités nautiques. Un service de prévisions gratuites 3 juillet : Fumaison Groix renoue avec la tradition30 juin : Brest. À Océanopolis, la famille manchot s’agrandi29 juin : Écloserie. Des pétoncles noirs à l’essai28 juin : Sein. Les grands dauphins comme dans un écrin21 juin : Coquillages en rade de Brest. Le point sur les interdictions en cours
Accueil > Les espèces > Observées (en bord de mer) > Pourpre (coquillage)

Pourpre (coquillage)

Nucella lapillus, bigorneau blanc

Dernière mise à jour le vendredi 14 août 2015

Je trouve que c’est un joli coquillage, on le découvre souvent en relevant le goémon des rochers, au milieu des moules, des bigorneaux noirs.
On l’appelle aussi la "nucelle".



Pourpre (Nucelle)

On rencontre quelquefois ce genre de bigorneau blanc en compagnie de ses oeufs disposés les uns à côté des autres, sortes de petites outres d’environ 2 mm, ouverture en l’air.
- il peut aussi être bariolé de marron, ou gris ou presque noir

Ce bigorneau blanc paraît bien inoffensif : erreur !
- il prend le temps de percer ses proies à l’aide d’une râpe (radula) constituée de centaines de petites dents très acérées et d’une enzyme qu’elle secrète concomitamment
- cela lui prend environ 48 heures pour faire son trou mais, ensuite, à l’aide d’une sorte de trompe, elle aspire l’ensemble du corps de la moule !

La pourpre est l’un des prédateurs de la moule et des balanes, mais curieusement, alternativement ...
- ainsi la pourpre peut délaisser les moules qu’elle a attaquées par exemple pendant 4/5 ans pour se retourner sur les balanes, laissant ainsi aux moules le temps de se régénérer !
(Michel Glémarec dans La biodiversité littorale, vue par Mathurin Méheut)
pourpre vivante

Comment un nuisible pourrait devenir utile :
http://www.sudouest.fr/2011/04/27/un-secret-a-percer-382451-1352.php

Utilisé il y a bien longtemps :
Catherine Dupont a découvert que l’utilisation de la teinture (aux couleurs « flashy ») tirée de la chair du pourpre ne date pas de l’occupation romaine mais, au moins, de l’âge du bronze :
http://www.letelegramme.fr/bretagne/recherche-elle-fait-parler-les-coquillages-24-11-2014-10435417.php

Plusieurs études scientifiques, montrent que les pourpres sont très sensibles, à certaines peintures antifoulling utilisées pour peindre les bateaux et les protéger des algues.
Malheureusement, ces peintures peuvent perturber gravement les processus hormonaux, des femelles, qui peuvent devenir stériles ou changer de sexe !
Il est probable que cela ne perturbe pas que les pourpres......
Nous apprendrons sans doute plus tard, que les mêmes effets déciment une multitudes d’autres organismes marins !



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP