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Pêche au bar. Les plaisanciers bretons s’agacent

Dernière mise à jour le mercredi 13 novembre 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 09 Novembre 2019
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Les amoureux bretons de pêche plaisance au bar ne décolèrent pas, au nord du 48e parallèle. Ils réclament une réglementation unique, applicable à tous. Et pointent du doigt le « pillage » opéré par les bateaux usines.

« C’est comme si vous aviez le droit de rouler à 90 km/h au Guilvinec mais seulement à 80 km/h à Morlaix. C’est totalement aberrant. La loi doit être la même pour tout le monde ». Remontés comme des coucous, les membres du comité régional de Bretagne de la fédération française des pêcheurs en mer (CRB-FFPM) n’acceptent pas la différence de traitement s’agissant de la pêche plaisance au bar : au nord du 48e parallèle (au niveau du raz de Sein), le quota est d’un bar par jour et par pêcheur, du 1er avril au 31 octobre ; au sud, il est de trois toute l’année. « Il y a quelques mois, on nous avait promis monts et merveille. Mais cette ligne de démarcation n’a jamais disparu. C’est injuste. Nous réclamons l’équité. Donc sa disparition », ne décolère pas le Plouvornéen Philippe Bras, président du CRB-FFPM. Conscient de la nécessité de fixer des quotas, afin de préserver la ressource, il estime que ces derniers devraient néanmoins être mensuels, voire annuels, comme pour le saumon..
« La mer est un bien commun »

« Nous sommes pour la création d’un carnet de captures, afin de connaître précisément ce que pêchent les quatre millions de plaisanciers du pays », reprend Philippe Cadiou, du CRB du Finistère. « Car pour l’instant, personne n’est capable d’évaluer le poids que représente la plaisance dans le total des prises », souffle de son côté Serge Croajou, du comité costarmoricain.

Prêt à des concessions, à condition qu’on veuille bien les écouter, le CRB-FFPM ne bougera, en revanche, pas d’un pouce, au sujet du projet de permis de pêche payant pour tous : pêcheurs à pieds comme pêcheurs plaisance. « Ça équivaudrait à privatiser la mer, qui est un bien commun. C’est hors de question », s’émeut Philippe Bras.

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