Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Pêche. Les cinq questions qui fâchent

Pêche. Les cinq questions qui fâchent

Dernière mise à jour le mercredi 11 septembre 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 10 septembre 2019
Visualiser l’article original


Parfois pointée du doigt pour son impact environnemental, cible des militants antispécistes, confrontée à de graves difficultés de recrutement : la pêche française, qui se rassemble cette semaine à Granville pour ses assises annuelles, veut réfléchir aux moyens d’améliorer son image.

Stop au « pêche bashing ! » Le mot a été lâché par le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, venu à la rencontre des pêcheurs le 20 juin. Ces derniers avaient été heurtés par l’ONG Bloom qui reproche à l’Europe de subventionner le renouvellement de certains bateaux de pêche, favorisant « la surexploitation chronique » des océans. « L’image du pêcheur au port, c’est sympa, mais la pêche, elle, souffre vraiment d’un déficit d’image, voire d’une certaine diabolisation », estime Jacques Woci, président de France Filière Pêche, organisme chargé de promouvoir la pêche française. Lors d’une table ronde aux assises de la pêche intitulée « Répondre aux attaques contre l’image de la filière », il sera entouré d’interlocuteurs peu habitués à discuter des tourments de la sole ou du cabillaud, et plus souvent au chevet des éleveurs bovins.

Un métier méconnu. Chloé Serre, directrice d’Interbev-Normandie, interprofession du bétail et des viandes confirme : « On s’est rendu compte que le consommateur ne connaît plus nos systèmes de production, ne connaît plus nos métiers », explique-t-elle, craignant qu’il n’en soit de même pour les pêcheurs..
« La France, elle aime bien avoir du poisson dans son assiette, mais elle ne veut pas savoir comment ça a été pêché », affirme même Olivier Le Nézet, président du comité régional des pêches de Bretagne. « Si notre filière n’est pas bien connue, c’est parce que les professionnels ne savent pas non plus bien la faire connaître », ajoute M. Woci.

Malgré la mise en place il y a quelques années d’une marque Pavillon France, destinée à valoriser les poissons pêchés par des armements français, un quart des Français avoue ne connaître aucune espèce de poisson issue de la pêche française, selon une enquête de France Filière Pêche.

Attaques sur les réseaux.


Lire l’article complet sur ...


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP