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Pêche. « Il faut une stratégie nationale »

Dernière mise à jour le mercredi 16 octobre 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 08 Octobre 2019
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La députée du Finistère, Annaïg Le Meur présente ce mercredi matin un rapport sur la pêche devant l’Assemblée nationale. Après consultation de tous les maillons de la filière, la parlementaire prône la nécessité d’une stratégie nationale afin de préserver l’avenir de l’activité. Mais la vague du Brexit risque de tout balayer.
Pourquoi une mission d’information sur la pêche ?

Comme la plupart des Français, les députés élus loin d’un port de pêche ont des a priori sur l’activité. Les parlementaires voient surtout, et à tort, un métier difficile où on ne gagne pas sa vie. Et ils n’ont que peu de connaissance des mécanismes de régulation des pêches comme les quotas. Nous avons donc effectué un état des lieux réaliste en allant sur le terrain, afin de contribuer à la stratégie de la France au sein de l’Europe, dans le cadre de la Politique commune des pêches (PCP) et du Brexit. J’ai été désignée rapporteur de cette mission d’information, en tant que députée de la majorité LREM, membre de la commission des affaires économiques et élue dans une zone littorale.

Quelles sont les principales préoccupations formulées par les professionnels de la mer ?

Directement et dans les questionnaires que nous leur avons adressés, les pêcheurs mettent en avant la complexité de la gouvernance, la superposition des collectivités territoriales et des organisations professionnelles. Ils ne comprennent pas toujours la répartition des missions. Ni la manière dont les quotas et les licences de pêche sont attribués. Ils demandent de la transparence car la complexité crée de la défiance, même si elle est liée à l’histoire des territoires et à la diversité des modes de pêche.

En revanche, sur la question du « modèle de pêche de demain », les marins ne souhaitent pas privilégier un modèle par rapport à un autre. On ne peut effectivement pas se contenter de la pêche artisanale au détriment du modèle industriel. Il faut une réorganisation pas une uniformisation.

Enfin, les pêcheurs expriment une forte demande de quotas de captures pluriannuels et non annuels comme actuellement.

Quels sont vos recommandations et vos messages à destination d’Emmanuel Macron ?

Nous nous prononçons en faveur de quotas couvrant plusieurs années. Les entreprises de pêche ont besoin de se projeter dans le temps pour investir. Afin de soutenir celles qui feront des efforts en matière de propulsion plus respectueuse de l’environnement, nous proposons un bonus, comme pour les voitures. Et plutôt que de donner de l’argent, nous suggérons de réserver une faible partie des quotas à ceux qui font des efforts. Mais de manière non monnayable ni transférable.

Il nous semble aussi nécessaire de redéfinir les jauges des bateaux. Car il faut du volume, si on attend des pêcheurs qu’ils aient recours à des nouvelles énergies, qu’ils embarquent à bord les rejets et qu’ils aménagent les bateaux pour attirer les jeunes et les femmes. Nous formulons, par ailleurs, plusieurs propositions pour renforcer l’attractivité des métiers de la mer.

Je relaierai aussi auprès d’Emmanuel Macron les demandes des pêcheurs qui souhaitent davantage de relations de proximité avec les Affaires maritimes en dehors des contrôles. Ainsi que leur forte attente d’un vrai ministère de la Mer.

Comme un tsunami, le Brexit ne risque-t-il pas de tout balayer et de provoquer une explosion sociale ?
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/economie/peche-il-faut-une-strategie-nationale-08-10-2019-12403030.php#AePJ0q4kQw4JGAi3.99.

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