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Néréide (ver)

Dernière mise à jour le mercredi 2 octobre 2013



Néréide (vers de sable ou de vase)

- La néréide est assez souvent appelée, à tort, "mille-pattes marin".

- ce ver annelé ne possède pas de pattes mais bien des rames aplaties qui lui permettent de nager dans l’eau, de s’enfouir vivement pour échapper à des prédateurs ou encore de ramper sur le sol ou dans les algues (celles photographiées ci-dessus ont été trouvées dans une algue appelée pioka ou chondrus crispus)

- en Normandie, ou du moins dans le Calvados, ces vers faisaient l’objet d’un commerce lucratif dans les années 70 ; ils étaient ramassés, par des femmes le plus souvent, puis conservés dans de la mousse marine, elle-même emballée dans du papier journal.

- ces "paquets" étaient collectés en divers endroits, certains employeurs se chargeant de les faire vendre par des marchands d’articles de pêche par exemple ! (pour mémoire l’un d’entre eux avait même trouvé un débouché aux États-Unis où ils étaient envoyés tous les soirs par avion)

- La plouz, plous ou pelouse (ces mots, probablement en patois, évoquent en Calvados les vers de vase dont font partie les néréides) était, il est vrai, très efficace comme appât au bout des lignes ; les maquereaux, carrelets, tacauds, en faisaient leur ordinaire ;-) !

- Il est à noter que désormais ils sont souvent remplacés par des leurres en diverses matières synthétiques plus pratiques à utiliser et aussi "pêchants" !



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