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Navires du futur. Le vent en poupe

Dernière mise à jour le mercredi 23 octobre 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 21 Octobre 2019
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L’avenir du transport maritime passe-t-il par la voile ? C’est la conviction de plusieurs start-up, comme Neoline ou Zéphyr et Borée, qui développent des cargos capables de transporter, à la force du vent, aussi bien des croisiéristes que des chariots élévateurs ou même une fusée.

« Avant, le vent était un élément qu’on maîtrisait très peu et à moins de regarder un peu les nuages, on ne savait pas ce qui allait nous tomber dessus le lendemain », raconte Nils Joyeux, diplômé de l’Ecole nationale supérieure maritime (ENSM), qui se félicite de l’existence de logiciels de routage météorologique pour « avoir toujours un temps d’avance sur le vent ». Le trentenaire, directeur général de la start-up Zéphyr et Borée, souligne aussi les progrès concernant les voiles elles-mêmes. « En appuyant sur un bouton, on arrive à maîtriser des milliers de mètres carrés de voilure » quand autrefois, « il fallait beaucoup de monde pour manier » les navires, détaille-t-il..
C’est justement une expérience sur un de ces bateaux mythiques, le Belem, construit en 1896 et restauré depuis, qui a inspiré Jean Zanuttini. « Même si c’est une technologie d’un autre âge, ça donne à sentir la puissance du vent », se souvient cet autre trentenaire, directeur général de la start-up Neoline.
« Réduire la consommation de carburant »

Installées à Nantes, terre de construction navale, les deux entreprises développent chacune un projet de cargo à voile. Zéphyr et Borée, au sein d’une co-entreprise avec le spécialiste des services offshore Jifmar, a été choisie, début octobre, par ArianeGroup pour construire le cargo « Canopée ». Équipé de quatre « ailes » rectangulaires et longues de 121 mètres, il servira à transporter les éléments du nouveau lanceur Ariane 6 entre l’Europe et la Guyane. « On utilise le vent, quand il y en a, pour réduire la consommation de carburant », résume M. Joyeux, qui a commencé à concevoir le projet avec ses associés quand ils étaient encore étudiants et prévoit une mise à l’eau de Canopée courant 2022. « La réglementation va évoluer, se durcir et contraindre les compagnies maritimes à changer de modèle énergétique. On sait aussi que le prix des énergies fossiles va plutôt augmenter que baisser », souligne le jeune homme.

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