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Molécule d’Hemarina : « Retarder ou éviter l’entrée en réanimation lourde »

Dernière mise à jour le lundi 6 avril 2020

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 05 Avril 2020
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La molécule HEMO2Life développée par Franck Zal va être testée sur dix patients atteints de Covid-19 à Paris. Le chercheur explique que cette première étape sera « un essai de sécurité »..
Dans la nuit de vendredi à samedi, la molécule HEMO2Life, développée par Franck Zal, ancien chercheur au CNRS et cofondateur de la société morlaisienne Hemarina, a obtenu le feu vert du Comité de protection des personnes. Elle va être testée sur dix patients atteints de Covid-19 dans deux hôpitaux parisiens, Georges-Pompidou et La Pitié-Salpêtrière.
En quoi votre « respirateur moléculaire » pourrait-il venir en aide aux patients atteints du Covid-19 ?

Les personnes qui meurent sont victimes d’asphyxie. Or on meurt d’asphyxie lorsque les poumons n’ont plus une capacité d’échange respiratoire suffisante avec l’air. Cette fameuse molécule, on sait qu’elle délivre de l’oxygène. En revanche, on ne sait pas quelle dose sera nécessaire. On commencera par une faible dose, on va monter en paliers, et quand on aura un signal positif on arrêtera. La première étape de cet essai, c’est un essai de sécurité.
L’objectif est donc surtout de soulager les services de réanimation ?

Tout à fait. On parle ici de réanimation lourde, avec des gens qui sont intubés ou en circulation extracorporelle. Avec un respirateur moléculaire, on gagne du temps, on n’a pas besoin de curariser les patients (paralyser leurs muscles respiratoires pour laisser la machine prendre le relais, ndlr). Ça peut permettre soit de retarder l’entrée en réanimation lourde, soit - et ce sera à démontrer - d’éviter cette réanimation lourde.
Si l’essai est jugé concluant, quelles seront les étapes suivantes ?

Un comité scientifique indépendant va statuer en mesurant des paramètres comme le taux d’oxygène. On pourrait passer à une phase de plus grande ampleur, mais il faudra retourner devant les autorités compétentes, que je tiens d’ailleurs à saluer. Avant, je pensais que les autorités prenaient leur temps, mais ce qu’on vient de faire en deux ou trois semaines, il aurait peut-être fallu deux ans pour le faire en temps normal.

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