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Microplastiques. Une pollution invisible présente partout

Dernière mise à jour le jeudi 1er août 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 27 Juin 2019
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« Microplastique, je t’attraperai ! ». C’était le thème de l’animation proposée par la Fondation Tara Océan, en partenariat avec Océanopolis, à l’espace Minilab du pavillon Bretagne, ce vendredi.

À Océanopolis, il est 11 h. Dans le nouvel espace Minilab du pavillon Bretagne, Soline Alligant, scientifique de l’équipe Tara, brandit un pot de sable récolté sur la plage voisine du Moulin-Blanc. Actuellement en escale, les scientifiques de la fondation Tara profitent d’un partenariat de longue date avec le célèbre aquarium pour sensibiliser autour de la pollution plastique.

Dans les océans, sur les berges, sur les plages… « Les microplastiques sont partout ! », alerte Soline Alligant. Au premier rang, Riwan, un petit garçon de 6 ans, écoute attentivement les consignes de la jeune doctorante. L’animation « Microplastique, je t’attraperai ! » est lancée.

Les microplastiques mesurent moins de 5 mm

Muni d’une pince, celui qui se rêve biologiste marin, trie les macroplastiques qui mesurent plus de 5 mm. Tissus, étiquettes, filet de pêche, granules plastiques… La pêche est abondante et à première vue le sable du Moulin-Blanc semble enfin propre. Pas si vite ! La loupe binoculaire dévoile de nouvelles traces de pollution plastique. « Les microplastiques mesurent moins de 5 mm, c’est infime. Lorsqu’ils sont roses, comme les coquillages, ou jaunes, comme le sable, il est très difficile de les détecter à l’œil nu », souligne la scientifique embarquée à bord de Tara. Pour montrer la ténacité du plastique, la jeune femme verse de l’eau sur le sable. Une troisième et dernière étape efficace, les microplastiques remontent à la surface.

Identifier l’origine des microplastiques

« En choisissant du sable du Moulin-Blanc, l’idée était de montrer aux gens qu’ils peuvent agir tout près de chez eux », indiquent Soline Alligant. Animation réussie, les participants ont été touchés par le travail des chercheurs. En cours, la mission Microplastiques 2019 trace les origines de la pollution plastique. « Nous avons estimé que le déversement des microplastiques dans l’océan se faisait via dix fleuves européens ». Durant six mois, la goélette va les parcourir. De leurs côtés, les scientifiques devront déterminer selon leurs formes, l’origine des microplastiques. « À sa forme, je sais que ce petit bout de plastique noir provient de l’industrie pétrochimique. Il est surnommé larme de sirène. Ce nom lui donne un côté poétique, alors que c’est un vrai danger environnemental. Je préfère l’appeler GPI (granulés de pré-production industriels, NDLR) », confie la scientifique.

« Plastiques en mer, les solutions à terre »

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