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Maërl (algue rouge)

Liithothammium ou Phymatolithon calcareum

Dernière mise à jour le lundi 8 juillet 2013

Cette algue qui produit des concrétions calcaires se développe à raison de 1 à mm par an, produit du carbonate de calcium ainsi que du carbonate de magnésium.
Cette algue est, par ailleurs, extrêmement riche en oligoéléments.
La "ceinture dorée" de la Bretagne, zone légumière par excellence, utilise beaucoup de maërl.


maërl vivant en rose rouge
 calcification de maërl vivant

Nom usuel Maërl
Noms régionaux
Nom en anglais
Profondeur habituelle de -10 à -30 m
Taille maximale relevée
Durée de vie évaluée (moyenne)
Facteurs de régression Prélèvements
Réglementation de pêche licence professionnelle minière
Utilisations principales amendement des sols, système de filtration pour eau potable
Zones de pêche Bretagne
Etat de la ressource en régression

Mes remarques personnelles :

Le maërl est visible, comme ici, à l’état vivant à la suite d’un trait de pêche à la praire, ou le plus souvent à l’état mort (sur les quais de ports notamment) sous la forme d’un genre de sable calcaire grossier dont la couleur est alors blanchâtre et aggloméré à des débris de coquillages ou à des graviers.

En France le plus grand "gisement" se situe aux alentours des Glénan (la pousse moyenne annuelle est de l’ordre de 0,5 cm) mais il existe d’autres gisements, dont les bancs de Lospic et ceux de la Croix qui sont situés dans la baie de Paimpol (22).

Les bancs de maërl, véritable corail breton, sont très convoités.
Selon les statistiques, les extractions étaient :
- de d’ordre de 26 000 tonnes en 1950
- et auraient dépassé les 500 000 tonnes dans les année 80.

Les trois gisements cités ci-dessus sont exploités mais très encadrés :
- le grand gisement des Glénan reprend espoir depuis cet automne 2007 car les autorités préfectorales finistériennes ont décrété la cessation de toute exploitation de ce gisement à compter de 2011.

Écologiquement parlant, le maërl de Bretagne constitue un lieu privilégié d’alimentation pour les coquilles saint-jacques, les pétoncles, les palourdes, et l’endroit favori de broutage pour les bars et les lieux ; les ormeaux y nichent et les seiches y pondent !

- Une documentation intéressante sur le maërl

Il serait donc normal que les autorités de l’environnement se penchent davantage sur cette partie de la mer !


NDLR :
- Il semblerait que le secteur géographique des Glénan fasse l’objet d’une des mesures de protection récemment décidée dans le cadre de Natura 2000




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