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Les méduses envahissent les océans, menacés de gélification

Dernière mise à jour le jeudi 18 juillet 2019

Article paru sur le site "Le Monde :"
- 16 juillet 2019 Article
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Nos ennemies les méduses (2/6). Ne craignant ni le réchauffement climatique, ni la pollution aux engrais, ces créatures, apparues il y a plus de 500 millions d’années, semblent « faites pour le XXIe siècle ».
L’avantage avec la méduse, c’est que, à la différence des autres animaux marins, son avenir est assuré. Il n’y a pas à s’inquiéter pour elle. Le réchauffement climatique ? Il ne la dérange pas. L’acidification de l’océan non plus : elle n’a pas de carapace. Les engrais agricoles venus de la terre, la diminution de l’oxygène dans les estuaires ? Elle s’y adapte. La multiplication des constructions offshore ? Un atout pour sa reproduction : se fixer sur le béton est bien commode pour la jeune méduse encore au stade de polype. Cependant, son support préféré semble bien être le plastique… Autant dire qu’elle ne souffre pas de pénurie. L’explosion du transport maritime fait aussi son affaire, car, comme d’autres planctons gélatineux, elle voyage bien dans les eaux de ballast.

Des études ont montré qu’elles servent de pitance à au moins une bonne centaine d’espèces de poissons, ainsi qu’à des oiseaux de mer, eux aussi décimés par la surpêche

Mais la véritable aubaine, pour elle, est cette façon qu’ont les humains de pêcher toujours plus loin, plus profond, toujours trop, ne laissant plus assez de poissons adultes pour reconstituer les populations décimées. Les scientifiques ont un temps pensé que les méduses – que l’on ne connaît pas encore très bien – étaient mangées par les thons, les poissons-lunes, les tortues luths et quelques grands carnivores. Des études ont montré qu’elles servent en fait de pitance à au moins une bonne centaine d’espèces de poissons, ainsi qu’à des oiseaux de mer, eux aussi décimés par la pêche excessive.

Or la surpêche débarrasse les créatures urticantes à la fois de leurs prédateurs et de leurs concurrents qui se nourrissent des mêmes proies qu’elles. Le déclin des petits poissons leur permet de se gaver de zooplancton. Les voraces prospèrent à leur aise et, une fois en position de force, mangent les œufs et larves des poissons restants, ne leur laissant guère de chance de revenir occuper les lieux.

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