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Langouste rouge. Un retour sous haute surveillance

Dernière mise à jour le mercredi 3 juillet 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 29 Juin 2019
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La langouste rouge est de retour le long des côtes bretonnes. Ifremer a décidé d’étudier son comportement afin de mettre en place des solutions efficaces pour restaurer l’espèce.

Apreés un effondrement de la production franc ?aise entre 1950 et 2015, les pêcheurs et plongeurs sont unanimes : les langoustes rouges se promènent de nouveau sur les fonds bretons. « Contrairement aux homards, elles ne se cachent pas. Résultat, on distingue très bien leurs antennes en plongées. Mais elles restent petites », indique un plongeur, fin connaisseur des fonds de la baie de Morlaix. Même constat en mer d’Iroise. Le stock se reconstitue aujourd’hui naturellement. Les pêcheurs en remontent dans les filets et quelques-unes se retrouvent à la vente. « On a des arrivages depuis quelques mois. Mais les quantités restent faibles », confirme-t-on aux viviers de Béganton à Roscoff (29). Et qui dit rare, dit cher. « On est à 69 euros le kilo. Ce sont principalement les restaurants étoilés qui nous en achètent. À ce prix-là, il faut savoir la travailler et la cuisiner. »
Contrairement aux homards, les langoustes ne se cachent pas.
Contrairement aux homards, les langoustes ne se cachent pas. (Photo DR)
La langouste rouge est de retour le long des côtes bretonnes. Ifremer a décidé d’étudier son comportement afin de mettre en place des solutions efficaces pour restaurer l’espèce.

Aprés un effondrement de la production franc ?aise entre 1950 et 2015, les pêcheurs et plongeurs sont unanimes : les langoustes rouges se promènent de nouveau sur les fonds bretons. « Contrairement aux homards, elles ne se cachent pas. Résultat, on distingue très bien leurs antennes en plongées. Mais elles restent petites », indique un plongeur, fin connaisseur des fonds de la baie de Morlaix. Même constat en mer d’Iroise. Le stock se reconstitue aujourd’hui naturellement. Les pêcheurs en remontent dans les filets et quelques-unes se retrouvent à la vente. « On a des arrivages depuis quelques mois. Mais les quantités restent faibles », confirme-t-on aux viviers de Béganton à Roscoff (29). Et qui dit rare, dit cher. « On est à 69 euros le kilo. Ce sont principalement les restaurants étoilés qui nous en achètent. À ce prix-là, il faut savoir la travailler et la cuisiner. »

Comment se comportent-elles ? Comment évolue leur colonisation ? Ce retour est-il durable ? Ifremer a décidé se pencher sur le retour de ces « coureuses ». « Nous observons beaucoup de jeunes individus, à un niveau jamais rencontré par les pêcheurs depuis 30 ans. Nous voulons comprendre les causes et les variations d’une année sur l’autre », explique Martial Laurans, chercheur au Laboratoire halieutique de l’Ifremer et responsable du projet Reccru (Recrutement crustacés). Une campagne d’expérimentation va être lancée. Des collecteurs spécifiques sont en cours d’installation en mer d’Iroise et en baie de Morlaix. Pendant trois ans, les chercheurs vont plonger et analyser le comportement de l’espèce. « Les données biologiques manquent encore sur le recrutement de l’espèce : le cycle larvaire et les premiers stades fixés sur le fond », ajoute le chercheur. À terme, l’objectif est de mettre en place des solutions efficaces pour préserver et développer la ressource. Parallèlement, Ifremer lancera une expérience similaire pour les huîtres plates.

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