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Laisse de mer - C’est quoi ?

Dernière mise à jour le mercredi 2 octobre 2013

Laisses de mer (22)

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais les laisses de mer furent pour moi l’une de mes premières découvertes de l’espace marin !

Bambin né à la côte (Granville - Manche), j’étais attiré par ce cordon brunâtre qui, marée après marée, m’apportait des cadeaux plus intéressants les uns que les autres ... gros coquillages, drôles de petits crabes, petits poissons vivaces, bigorneaux colorés, longues voiles d’algues, carrés de liège, et aussi ces beaux morceaux de verres arrondis ...

Abandonnant un instant ma besogne, il m’arrivait de regarder un peu plus loin la laisse où piaillaient une myriade d’oiseaux, et j’étais émerveillé ...

Durant de longues années je ne parvins pas à identifier ces oiseaux, ni même du reste les centaines d’animaux, d’animalcules, d’algues ou de menus objets contenus dans les laisses de mer ...

C’est donc le sujet de cette page !

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La laisse de mer fut pendant des siècles un moyen pour les iliens d’allumer leur feu, et quelquefois pour les goémoniers de construire leurs abris sur les "cailloux" où ils résidaient l’été pour le travail.

Aujourd’hui les plaisanciers ne supportent plus que les algues et les laisses de mer viennent maculer "leurs plages".
Laisse Tréffiagat (29 )

Je ne parle pas des marées vertes qui sont la résultante de l’agriculture intensive qui sature les terres en azote, leurs lessivages dues aux pluies abondantes infestant les rus, les rivières et les fleuves qui, comme chacun le sait, se déversent immanquablement dans la mer, conduisant les algues vertes à se gaver de ces engrais dont elles se goinfrent et grandissent jusqu’à envahir tous les lieux qu’elles fréquentent, créant bien entendu, en séchant à l’air libre, des odeurs pestilentielles (notamment les ulves et les entéromorphes).


Migrateurs sur la laisse

Ce qui est certain c’est qu’il ne faudrait pas que, d’une manière systématique, il soit procédé jour après jour au ramassage de toutes les laisses de mer, cela conduirait immanquablement et rapidement à la dénutrition complète d’oiseaux migrateurs ou sédentaires, et à la disparition de crustacés, de vers et d’asticots qui participent activement au biotope local, et donc à la nourriture de milliers d’espèces de l’estran et même de la mer.

Contrairement à ce que nous croyons trop souvent, les choses ne sont pas là par hasard elles font partie d’un tout nécessaire.

Mais nous aurons le temps dans les pages à venir de concrétiser ces affirmations ...



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