Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > La pêche à pied, ça s’apprend

La pêche à pied, ça s’apprend

Dernière mise à jour le mercredi 26 août 2020

Article paru sur le site "OuestFrance :"
- 23 Août 2020 Article
Visualiser l’article original


La présence des zostères sur le littoral du Morbihan est capitale en termes d’habitat et de réserves de nourriture pour la faune. Certaines pratiques de pêche à pied peuvent avoir un impact négatif..
- Dans le golfe du Morbihan, il existe deux espèces de zostères : la naine et la marine. Ce ne sont pas des algues, mais des plantes marines qui, comme toutes les plantes, puisent leur nourriture par leurs racines et leurs feuilles.
Ces plantes sont essentielles au milieu côtier

Les herbiers de zostères du golfe du Morbihan, couvrant 18 km², sont aujourd’hui les plus étendus de France, après ceux du bassin d’Arcachon. Dans le Golfe, les zostères sont le lieu de reproduction des seiches et l’endroit où crevettes et hippocampes se protègent de leurs prédateurs. Ces plantes sont essentielles au milieu côtier car ce sont, entre autres, des zones de nourrissage et de développement pour de nombreux organismes. Elles constituent également une ressource alimentaire pour les oiseaux migrateurs et hivernants.

La pêche à pied, une menace ?

Leur préservation constitue donc un enjeu important. Même si elles ont une bonne capacité d’adaptation, elles sont très sensibles à l’évolution de leur environnement et aux pratiques liées aux activités de plaisance, de pêche. Elles sont tributaires de la qualité générale de l’eau.

Présent vendredi 21 août 2020 sur l’île de Boëde, à Séné, Daniel Lasné, de Bretagne vivante, a déploré l’impact de la pêche à pied sur le milieu naturel. « Lors d’un chantier baccharis près de la tour de Ténéro, j’ai pu observer quelques pêcheurs à pied ayant une pratique désastreuse avec leurs outils totalement inadaptés, qui ratissent la vase à faible profondeur, entraînant l’arrachage des zostères naines sur plusieurs centaines de mètres carrés. Ces zostères, qui constitueront la nourriture principale des bernaches dans un mois, sont ainsi détruites sur des surfaces conséquentes, à cause de mauvaises pratiques de certains pêcheurs, et aussi une absence de protection légale de ces herbiers qui sont une partie importante de la richesse de l’écosystème du Golfe. ».

« Les contrôles sont défaillants »

Lire l’article complet sur ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP