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Ifremer. Il faut sauver l’huître plate

Dernière mise à jour le lundi 1er juillet 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 27 Juin 2019
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L’Ifremer est impliqué dans deux projets scientifiques menés en parallèle sur deux espèces en déclin : l’huître plate et la langouste rouge. Deux types de récifs artificiels sont ainsi en cours d’immersion en rade de Brest pour étudier l’implantation des larves et leur colonisation progressive.

Seule espèce native d’Europe, l’huître plate est en déclin. Fleuron de l’ostréiculture bretonne, elle affichait dans les années 1960 une production de 20 000 tonnes. Suite à deux maladies parasitaires, la production s’est effondrée à 2 000 tonnes dans les années 1980 et ne s’est jamais redressée depuis. Cette espèce est aussi exploitée par la pêche à la drague. Là aussi, les stocks sauvages sont au plus bas. Les principaux gisements sauvages présents en Bretagne sont situés dans la baie de Quiberon et dans la rade de Brest, mais leur état est dégradé. Un programme de recherche porté par le Comité régional conchylicole (CRC) de Bretagne sud et baptisé Forever (Flat Oyster Recovery) a été initié pour mieux connaître la biologie de cette espèce et, notamment, mieux comprendre la dynamique de ces gisements. L’objectif est également de mettre au point des solutions pratiques pour aider à conserver et restaurer les populations des côtes bretonnes.

Des récifs artificiels

« Le 25 juin, nous avons mis à l’eau dans la rade de Brest le premier récif artificiel conçu spécialement pour favoriser l’implantation des huîtres plates », se réjouit ainsi Stéphane Pouvreau, biologiste au Laboratoire des sciences de l’environnement marin (Lemar) et pilote scientifique du projet Forever. Développé par l’ESITC Caen (École supérieure d’ingénieurs des travaux de la construction), le CRC, le bureau d’études Cochet Environnement et des professionnels de l’ostréiculture, ce récif se compose de béton calcaire et de coproduits coquilliers. « On offre ainsi aux larves le support qu’elles préfèrent et qui leur manque ».

Naturellement, les larves d’huîtres plates ont tendance à se fixer à proximité d’huîtres adultes de la même espèce. « Nous pensons qu’elles sont attirées par des substances chimiques émises par les huîtres fixées mais aussi par d’autres attracteurs comme les bruits sous-marins liés à leur présence ». Moins il y a des coquilles sur le fond, moins il y a de supports pour les larves et par ce cercle vicieux qu’un gisement disparaît.

Seul bivalve à avoir un instinct maternel

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