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Huîtres. Il était une fois, l’huître plate

Dernière mise à jour le jeudi 4 juillet 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 03 Juin 2019
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Huître plate ou huître creuse ? Entre Merrien et Bélon, la question ne se pose pas au XIXe siècle. Jacques Noël, vice-président de l’association Mémoires et Photos de Moëlan, a retracé l’histoire de l’huître dans la région.

Quelques bateaux stagnent au milieu de l’eau. Le crachin breton fait son apparition. C’est le calme plat au bord de l’océan à Merrien, dans le territoire de Moëlan. Il faut dire que la saison des huîtres plates est plutôt creuse en ce moment. « On en vend quand même toute l’année », explique Pascal Kermagoret, 55 ans, l’ostréiculteur du port de Merrien. « Si les touristes viennent jusqu’ici et voient notre porte close, alors qu’on est au bout du monde, cela peut arriver une fois, deux fois, mais pas trois », explique sa femme. Ils sont la troisième génération de la famille, qui a racheté l’affaire Robet dans les années 1970. « Un métier qu’on exerce avec passion ».
L’histoire de l’huître plate et sa rareté ont son importance sur les côtes entre Moëlan et Riec-sur-Bélon. Jacques Noël, de l’association Mémoires et Photos de Moëlan, s’est attaché à remonter le temps et partage ses notes qu’il restitue dans l’ouvrage associatif « De Merrien à Porz-Lamat ». « L’essor de l’huître se fait sous Napoléon III, en 1850 », explique-t-il. La consommation d’huîtres en France a sensiblement augmenté dès le XVIIIe siècle. Les bancs naturels se sont épuisés, il fallait alors trouver une solution pour endiguer le problème. Solution trouvée par Victor Coste, médecin, avec Auguste de Solminihac, habitant à Riec-sur-Bélon, entre autres, et leur station de biologie marine à Concarneau.

La tradition de l’huître plate

Le succès de la station est tel qu’environ 200 demandes de concession de parcs à huîtres sont faites jusque dans les années 1880, à commencer par le maire de Moëlan, Prosper Avice, Comte de Mougon (Plaçamen), en 1865. « L’ostréiculture devient une nouvelle pratique. Ce nouveau mot apparait alors dans le Journal officiel en 1875 », explique Jacques Noël, dans son rapport.

L’huître plate est la seule exploitée. « Produire de la creuse n’était pas bien vu à l’époque », continue le vice-président de Mémoires et Photos. Dès la fin du XIXe siècle, l’huître creuse portugaise, puis la japonaise plus tard, fait son apparition et provoque des chutes de prix. Mais la résistance s’organise autour de la plate : un décret du 23 février 1923 interdit la culture de l’huître portugaise au nord de la Vilaine. La tradition veut que l’huître plate fût consommée à l’entrée du repas du dimanche midi.

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