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Coquilles des Glénan. La campagne 2019 sérieusement compromise

Dernière mise à jour le vendredi 8 novembre 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 07 Novembre 2019
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jusqu’à 86 microgrammes d’acide domoïque par gramme de chair de coquille Saint-Jacques pour 20 tolérés : le résultat des prélèvements effectués le 30 octobre sur le gisement des Glénan n’est pas bon. La campagne, qui devait s’ouvrir le 2 décembre, est sérieusement compromise par cette neurotoxine.

Soixante-six microgrammes sur les Voleuses, 76 microgrammes devant Trégunc et 86 microgrammes aux Pies Noires. Non seulement le taux d’acide domoïque - cette toxine amnésiante ayant fait l’objet d’une interdiction de pêche notamment sur le gisement des Glénan dès le 25 octobre - n’a pas baissé, mais la tendance est même très nettement inverse. Ces résultats sont issus d’un prélèvement réalisé le 30 octobre par l’équipage du P’tit Émile missionné par Ifremer et réalisé, dans la foulée, par Labocea à Quimper.
Une ultime analyse est programmée en fin de semaine prochaine. Dans le meilleur des cas, c’est-à-dire révélant un taux proche du seuil des 20 microgrammes, elle pourrait conduire au décalage d’une semaine de l’ouverture de la campagne soit au 9 décembre. Mais autant dire qu’à bord de quelques-uns des 21 bateaux titulaires de la licence 2019, l’optimisme n’est franchement pas de mise, certains estimant l’affaire d’ores et déjà pliée.

Perte d’exploitation

Initialement programmée du 2 au 30 décembre, cette campagne est ouverte à 21 pêcheurs professionnels pour 19 jours de pêche (de 9 h à 13 h), avec un quota maximum de 300 kg/jour et par navire. Soixante à 70 t ont été pêchées en 2018.
Notamment pour la texture de sa noix (muscle) et parce qu’elle porte le fameux corail orange, la coquille des Glénan est assez prisée. Outre l’assèchement du marché local et la frustration des consommateurs, la pollution a surtout un double effet sur l’activité des pêcheurs concernés. Une perte d’exploitation non négligeable à un moment de l’année où la pêche est particulièrement aléatoire. Quand il y en a, la langoustine n’atteint pas encore le seuil de profit optimal. Du fait de conditions météo généralement mauvaises, le nombre de jours de pêche baisse aussi de façon notable. Moins systématique donc, les sorties sont également moins rentables. Une équation qui peut conduire ces pêcheurs côtiers, aux prises avec leur compte d’exploitation, à prendre davantage de risques. En clair, la courte mais rentable campagne de la coquille apporte à la fois une respiration financière et une amélioration de la qualité de vie au travail non négligeable dans un métier soumis à rude épreuve.

Vous avez dit acide domoïque ? .

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